Les équipages qui s’inscrivent aux différents rallyes le font sur des montures bien différentes du point de vue de la marque, du modèle et surtout du niveau de préparation. Afin de pouvoir comparer les performances de chacun, la Fédération Automobile Internationale (FIA) a voulu apporter une solution la plus équitable possible en définissant des critères qui permettent de les catégoriser. Ces critères, via les fiches descriptives d’homologation FIA qui décrivent le modèle de base et ses évolutions ultérieures, permettent de ranger les voitures de manière objectives dans des groupes correspondants aux différents niveaux de compétitivité des véhicules.
L'ossature de la classification adoptée depuis le 1er janvier 2011 par la FIA fait appel à la notion de classe, pratique et plus accessible pour le grand public. Ainsi, les voitures de rallyes sont définies selon onze classes distinctes qui sont sensées respecter le niveau de compétitivité en rassemblant des voitures de groupes différents mais proches du point de vue des performances: ce sont la 'Classe WRC' et ensuite les 'Classes 1 à 10'.
Les épreuves WRC admettent l'inscription des voitures de toutes ces classes, tandis que seules les voitures des classes 1 à 10 sont admises au départ des épreuves IRC. Au sein de leur classement général, ces épreuves peuvent évidement définir des classements distincts réservés à une partie seulement des engagés.
Nous allons donc énumérer ces différentes catégories et les décrire de la façon la plus simple et la plus accessible possible, sans rentrer dans trop de détails techniques.
Les voitures dites WRC (World Rally Car) ce sont les plus performantes du monde du rallye moderne et forment la 'Classe WRC'. Elles sont équipées d’un moteur turbo compressé quatre cylindres de 1600 cm³, à injection directe, et placé à l’avant. La transmission intégrale (quatre roues motrices) est uniquement pourvue de différentiels mécaniques tant à l'avant qu'à l'arrière. La boîte de vitesse manuelle séquentielle est commandée par un levier de changement de vitesses. L'assistance électronique est limitée tandis que certaines pièces doivent répondre à une fiabilité définie. Il est à noter que l'appellation WRC qualifie à la fois les voitures (World Rally Cars) et la compétition (World Rally Championship) pour lequel elles ont été définies.
Les S2000 1.6T sont une nouveauté pour 2011 et constituent la 'Classe 1'. Ce sont des voitures basées sur le concept S2000, mais elles sont équipées d'un moteur 1,6 litre turbo, sans pour autant recevoir le kit aérodynamique des WRCars.
Les Super 2000 (S2000) sont une des spécificités de l'IRC et y ont fait leurs premières armes mais elles sont actuellement aussi admises en WRC. Etant rangées dans la 'Classe 2', elles disposent de la transmission intégrale et d’un moteur atmosphérique de 2000 cm³. Même si en performance elles sont assez proches des WRCars actuelles, les S2000 ont donc un moteur plus gros, mais atmosphérique, et ne sont pas pourvues du kit aérodynamique des WRCars.
Le groupe R4 est une nouveauté depuis 2011, il s'agit de voitures du GrN, à 4 roues motrices, munies d'un moteur de 2 litres de cylindrée et équipé d'un kit, homologué par les constructeurs, destiné à assurer la compétitivité de ces voitures face aux S2000. Comme celles-ci, elles se retrouvent donc logiquement dans la 'Classe 2'.
Le groupe A (voitures de tourisme) est le plus évolué. Si les modèles d’origine sont bien connus du grand public puisqu’ils doivent être construits, en un an, au minimum à plus de 2500 unités, les modifications permises sont multiples et profondes. Elles concernent surtout les pneus, la suspension, la transmission, la boîte de vitesse, l’échappement, le moteur et sa gestion en général,…etc. Selon leur cylindrée, elles sont placées dans les 'Classes 5,6 et 7'.
Les Super 1600 (S1600) font également partie de la 'Classe 5', elles sont pourvues de deux roues motrices et équipées d’un kit d’amélioration homologué par le constructeur.
Les voitures du groupe N (voitures de production) sont celles qui sont les plus proches de la série. Les modifications possibles sont plus restreintes et touchent la suspension (mais pas les géométries), l’échappement, le rapport de boîte final, la dimension des freins et la gestion du moteur. Elles sont réparties dans les 'Classes 3, 8, 9 et 10'.
Le groupe R (voitures de tourisme ou de grande production de série) est une émanation du groupe A et leur évolution repose sur des kits développés et vendus par les constructeurs. Elles sont pourvues de deux roues motrices et définies, selon leur cylindrée et leur niveau de préparation, en R1, R2 et R3. La finalité de ces voitures est de permettre d’aborder la compétition, moyennant un budget raisonnable, avec une voiture déjà très performante, et un kit développé par le constructeur lui-même.
